Mes seuls souvenirs heureux avec lui remontent à ma petite enfance lorsqu'il m'emmenait en promenade sur ses épaules ou qu'il me faisait sauter sur ses genoux "à hue et à dia, sur le cheval de bon-papa …"
Lorsque je suis devenue une jeune fille, il ne s'est plus adressé à moi autrement qu'en termes sarcastiques. Jamais il ne s'est intéressé à ce que je faisais. Un jour, alors qu'il était devenu aveugle et que la maladie le clouait au lit, je lui ai proposé de lui lire des passages d'un texte que j'avais écrit. Il m'a répondu qu'il n'avait pas de temps à perdre à cela.
Mais après sa mort, j'ai trouvé cette photo de moi à dix-sept ans dans son portefeuille.
Allez comprendre …
13 commentaires:
Aime-t-on une personne, un être ou la représentation que l'on s'en fait, le souvenir de ce qu'il a été?
Parfois l'amour du souvenir ou de l'idéal est tel que la divergence perçue entre la personne réelle et la personne rêvée engendre déception, ressentiment, rejet.
Je ne sais pas s'il est donné à beaucoup d'aimer vraiment (ce qui présuppose de reconnaître l'existence de l'autre en tant qu'être différent, singulier..., d'accepter son altérité et sa non-conformité à tout modèle pré-établi/idéal. Martin Buber a écrit un bouquin là-dessus "Je et Tu". j'ai pas encore lu)
Sans même parler de réciprocité en la matière.
Parfois aussi survient l'irréparable. Et tout dialogue devient impossible.
Ce n'est pas pour autant que l'on oublie ou que l'on hait.
Il est une forme de colère qui n'est ni haine ni ressentiment.
Mais au fond, quelle tristesse.
Quel est le sens de la vie si ce n'est de rencontrer et d'aimer, corps et esprit? Quel miracle et quelle chance.
Cara Elsa, scusami se scrivo in italiano.
Questo tuo post non solo mi ha molto colpita e commossa, ma ha anche rievocato in me analoghe esperienze di vita che IO ho avuto con MIO padre.
Non entro nei particolari perchè non è certo il caso di invadere il tuo blog con le mie storie, ma vorrei che tu sapessi che ti sono molto vicina.
....E a proposito: ben tornata :-)
Cara Elsa, scusami se scrivo in italiano.
Questo tuo post non solo mi ha molto colpita e commossa, ma ha anche rievocato in me analoghe esperienze di vita che IO ho avuto con MIO padre.
Non entro nei particolari perchè non è certo il caso di invadere il tuo blog con le mie storie, ma vorrei che tu sapessi che ti sono molto vicina.
....E a proposito: ben tornata :-)
Cara Elsa, scusami se scrivo in italiano.
Questo tuo post non solo mi ha molto colpita e commossa, ma ha anche rievocato in me analoghe esperienze di vita che IO ho avuto con MIO padre.
Non entro nei particolari perchè non è certo il caso di invadere il tuo blog con le mie storie, ma vorrei che tu sapessi che ti sono molto vicina.
....E a proposito: ben tornata :-)
Toutes mes condoléances, chère Elsa.
N'a-t-il pas laissé quelque chose d'écrit quelque part ?
Quant à tes sentiments et à tes interrogations (tardives), tu le sais mieux que moi : aimer ne demande pas de réciprocité.
Et surtout, pas en même temps...
Je t'embrasse fort.
Non saprei dirti qualcosa di più nè di meglio di quanto ha scritto Artemide.
un caro abbraccio
Paolo
Il est des amours difficiles, il est des enfants pas faciles mais il est aussi des parents compliqués ... quand tout cela se rencontre, faut pas se poser trop de questions, il faut VIVRE sa vie et aimer ce qu'on peut ...
amitié Elsa .
Si mon père était l'opposé du tien, ma mère lui ressemblait.
Imbécile ! m'a-t-elle dit à la veille de sa mort, alors que je l'accompagnais en ambulance.
Quant à ce que j'écrivais, elle s'en détournait sans se cacher.
Obersturmbanmutter !
Je vous remercie tous pour vos marques d'attention. J'ai tout doucement repris ma vie parisienne, retrouvé le chemin de vos blogs et l'envie de partager mes coups de coeur avec vous.
A très bientôt
Oh, Elsa, comme c'est curieux, je pensais à l'instant à toi. Cela fait si longtemps ! Je comprends ton silence...
Courage! Je penserai à toi. Que dire, si ce n'est qu'on comprend parce qu'on passe tous et toutes par là.
Bien des vies sont incompréhensibles et débouchent sur le silence de la mort. Une photo recroquevillée dans son passé apporte une espèce de démenti ou un appel au secours désespéré, et l'on se tait, les larmes aux yeux. Nous ne savons rien de nous-mêmes et des autres, le dialogue a été rompu avant d'avoir lieu. Le temps de la réparation est à jamais révolue. Je vous embrasse...
Le mystère des pères est presque plus épais que celui des mères parce qu'il se met peut-être moins en scène.
Reviendras-tu sur ton blog Elsa ? J'aimais beaucoup te lire.
Claude
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